Number Resource Society

Réponse officielle de NRS à la lettre d’AFRINIC adressée à ses membres

Dans cette déclaration historique, NRS répond à la lettre du 24 octobre 2022, conteste les accusations portées contre elle et défend une conviction : la stabilité d’Internet exige des dirigeants qui rendent des comptes.

NRSPremière publication Mise à jour
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Déclaration historique de NRS · Première publication sur ce site le 16 avril 2025 ; dernière modification du texte source le 4 novembre 2025. La réponse ci-dessous restitue les arguments de NRS dans le conflit de 2022.

Illustration d’origine : une silhouette debout devant une foule claire et le titre bleu, en anglais, Réponse officielle à la lettre d’AFRINIC.

Illustration accompagnant la publication d’origine.

Pourquoi nous avons répondu

Chers membres détenteurs de ressources, chers partenaires, nous avons appris qu’Eddy Kayihura, ancien directeur général d’AFRINIC alors suspendu de ses fonctions, avait adressé une lettre aux membres le lundi 24 octobre 2022. Deux semaines plus tard, il quittait officiellement son poste de directeur général.

Cette lettre accusait à tort la Number Resource Society, NRS. Elle multipliait les informations fausses et les formulations trompeuses. Nous y voyions une ultime tentative désespérée de conserver les derniers fragments de son pouvoir.

Mais accuser NRS pour se maintenir en poste n’a pas fonctionné. Deux semaines seulement après l’envoi de cette lettre, Kayihura quittait la direction générale d’AFRINIC. Notre déclaration rappelait qu’un juge de la Cour suprême l’avait auparavant suspendu pour avoir, selon les termes de NRS, utilisé ses pouvoirs à des fins personnelles.

Pour NRS, ce départ après sa suspension suffisait à montrer que ses accusations contre notre organisation étaient sans fondement. Nous y voyions aussi la volonté de masquer ses échecs et sa corruption en accusant une partie innocente.

À nos yeux, on distinguait désormais clairement ceux qui cherchaient à améliorer Internet en demandant des comptes aux dirigeants des RIR de ceux qui agissaient de façon illégale et contraire à l’éthique. NRS tenait néanmoins à répondre précisément à plusieurs affirmations de cette dernière lettre.

Qui diffuse de fausses informations ?

Dans ce courrier trompeur, Eddy Kayihura accusait NRS de diffuser de fausses informations sur AFRINIC.

Notre réponse était sans détour : ces accusations n’avaient aucun fondement. À l’inverse, les agissements illégaux et contraires à l’éthique que NRS reprochait à Kayihura et à ses alliés du conseil d’administration étaient, selon notre déclaration, étayés par des faits et des preuves consultables dans nos articles et sur notre chaîne YouTube. NRS ne porte pas d’accusation sans éléments solides à l’appui.

La stabilité ne dispense pas de rendre des comptes

L’ancien directeur général suspendu écrivait également, selon la citation reproduite dans notre réponse :

« Nous souhaitons assurer aux membres détenteurs de ressources d’AFRINIC et à nos parties prenantes qu’à ce stade, la stabilité du réseau Internet est maintenue. »

Ces paroles rassurantes ne changeaient rien à notre constat : pour préserver sa position, il n’avait cessé de mettre cette stabilité en danger. Répéter les mots « stabilité d’Internet » ne pouvait faire oublier sa démarche auprès du NRO pour que celui-ci demande au gouvernement de traiter AFRINIC comme une organisation des Nations unies. NRS considérait alors cette initiative comme une menace pour l’ensemble du système des RIR.

Notre engagement envers les membres

Pour conclure, nous voulions rappeler à nos membres les mots employés contre NRS par cet ancien directeur général suspendu :

« Des individus égoïstes dont le seul objectif est de détruire ce que les pionniers de l’Internet africain ont bâti pour le développement du continent. » Pendant ce temps, nous faisions notre travail : demander des comptes à l’ancien dirigeant d’AFRINIC et dire la vérité aux membres.

Comme le dit l’adage : lorsque les actes parlent, les mots perdent de leur force.

NRS voyait dans le départ de Kayihura, après sa suspension par ordonnance judiciaire, la confirmation du sens de son action : porter à la connaissance du public une vérité fondée sur des faits et des preuves.

Nous sommes fiers de demander des comptes aux dirigeants des RIR et nous continuerons à œuvrer pour un Internet meilleur pour toutes et tous.

Lire cette déclaration dans son contexte

Les accusations, les fonctions attribuées aux personnes et les interprétations juridiques expriment la position de NRS dans le conflit de l’époque. Présenter un départ comme une validation de ses arguments relève du raisonnement de l’auteur ; cela ne signifie pas qu’un tribunal a tranché chacune des accusations. Ce document ne décrit pas la direction actuelle et n’annonce aucune élection en cours.

Les passages de la lettre du 24 octobre 2022 sont repris tels que cités dans la réponse de NRS. Les archives de la liste Members-Discuss d’AFRINIC sont réservées aux membres de cette liste. Les dates et le texte anglais intégral sont conservés ; les autres éditions restituent l’ensemble de l’argumentation dans une langue naturelle. Les titres de sections et les repères de lecture ont été ajoutés le 25 octobre 2026.

Remonter le fil des échanges

La controverse sur le statut institutionnel renvoie à la lettre du NRO du 12 juillet 2022. Celle-ci demandait un statut d’organisation internationale tout en précisant qu’AFRINIC devait rester soumise au droit mauricien. NRS contestait cette intervention dans sa lettre au gouvernement mauricien et sa lettre aux communautés des RIR. La lecture croisée permet d’examiner le désaccord : la formule « organisation des Nations unies » employée dans cette réponse ne prouve ni l’octroi d’un statut onusien ni celui d’une immunité.

Faire vivre cette exigence aujourd’hui

La capacité à demander des comptes aux institutions chargées des ressources numériques reste essentielle pour les opérateurs. Consultez les actions en cours pour participer aux réformes, ou contactez NRS Shield au sujet d’un risque pour vos ressources. La page POA et représentation explique un mandat distinct, éclairé, volontaire et révocable, avec son périmètre, sa durée et ses modalités de retrait. Lire ce texte, adhérer à NRS ou demander de l’aide ne donne aucun mandat. Une procuration ne crée pas de droit de vote et ne remplace pas les règles applicables aux élections, aux politiques ou à la représentation.

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